Aussi fermée qu’un sachet de Wotsits pas entamé, acheté à l’épicerie du coin avec le pourboire du mois d’octobre. Un pound bien placé tout droit sorti de mon porte-monnaie en faux cuir totalement élimé où se trouvent un bout de corail mort, un fossile et un laissez-passer du Centre Pompidou de 2014. Il y a même des timbres possiblement périmés et des tickets de vestiaires de boîtes de nuit – lesquelles? absolument dépassés. On est dans le brouillard, de l’eau jusqu’aux chevilles, à patauger dans la gadoue entre deux vaches et des chardons et on se demande Putain mais on est où là? On est dans le brouillard, à boire du vin cosmique, à s’enfiler du pain saumon fumé cheddar chutney qui fera une tache sur mon pantalon blanc, à fumer des kilomètres de cigarettes pour oublier les paupières qui tombent et la mâchoire qui se décroche, à écouter du hip-hop irlandais et Balavoine en regardant des maisons sur google street view, à s’imaginer quitter l’île sans avoir nulle part où débarquer. On est dans le brouillard car on a plus de toit sur la tête, mais on boit de la potion pour survivre à 2020, comme tout le monde. Ah oui et hors de question d’ouvrir ce satané paquet de Wotsits, vous êtes prévenus, car boys get sad too.

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