À force de gratter mes atomes, deviendrai-je néant ?
Catégorie : Écriture libre
Les petites mains
Se bousculent dans ma tête les petites mains trop occupées pour penser. Elles se lèvent avant le soleil, et nagent dans la bière après qu’il se soit couché.
Il y a à Londres
une fille du nom de
Victoria.
Je m’y repose parfois.
Dans la salle me regardaient les soldats de l’infamie.
Sur le fleuve sacré de l’ignorance
Cette année j’ai fait une douloureuse découverte, celle que je ne savais pas. Mais quoi ? Mais tout, mais rien. Suis-je imbécile ? Non, car personne ne sait, car il n’y a rien de vrai, rien d’immuable. Il n’y a que des vérités. Quoi ? Mais où se cache cette vérité ultime que je croyais un jour dérober ? Elle n’existe pas ? Tout est contingent ?
Chacun vit dans son propre monde, et voit celui des autres au travers de son propre prisme. Comme un filtre intercalé, une vitre fumée ou un vocodeur. Rien n’est plus, tout devient. Le monde n’est bientôt plus qu’un littoral de dunes qui se font et se défont. Mais alors serions nous absolument seul ? Oui, mais rassurez-vous, et rassurez-moi, nos mondes peuvent se superposer, arborer les mêmes couleurs, résonner des mêmes sons, et nos mondes distincts s’ouvrirent les uns aux autres.
Trois petits poils de
caniche en velours
Ne voyons pas
pas plus loin que
le bout de notre nez.
Si l’ennemi est caché
c’est bien en nous
qu’il faut chercher.